Je suis une rose en mal d'amour...
Par delà les nuits je me désèche
Et lorsque le dernier pétal tombera
Y aura-t-il quelqu'un pour me crier...
"je t'aime"......(angefee666)
Un autre sourire provenant du canada
quand je suis sortie du bar a 3h du matin...il neigait...et c'étais si beau...un silence régnait dehors...et la neige tombait tout doucement...habillant de blanc la terre....
et à la lumière des lampadaires...c'était si beau de la voir tombé..sans bruit...il ne faisait ni froid...et il ne ventait pas....la nature était en trance en ce milieu de nuit!
@angefee@
Voici venir la Paix, la Paix des cimetières.
Murailles calcinées, arbres déracinés,
Fleuves ensanglantés, ossements blanchis,
Lapés par les chiens dressés,
Et sucés par la vermine ambiante.
Espace rouge et irrespirable,
De ces émanations puantes que les seules narines
Des vautours et des chacals apprécient l’extase.
Voici donc la Paix venue.
Les loups, leurs gueules encore chaudes et fumantes,
Leurs crocs encombrés de quelques lambeaux de chairs,
Contemplent l’œil avide,
L’enfer de feu, de fumée, de sang et de ruines,
Qu’ils ont peint sur la nature…
Et voici, ils se jettent aux alentour, battant la campagne.
Ce qui reste de bois et de mornes,
Est écartelé, fouillé, haché, violé.
Mais les bois, les mornes n’ont plus de victimes,
Ni à cacher, ni à livrer.
Les victimes anticipées,
Ont longtemps pris la mer,
Préférant exposer leurs chairs
Au tranchant des mâchoires de requins,
Qu’a celui des loups enragés.
Les loups ont couru en vain, excités et furieux.
Alors, haletants de haine et de dépit,
Ils laissent glisser leurs regards jaunes et glauques,
Les uns sur les autres, se soupesant discrètement…
Le spectacle final fut soudain et brutal,
Vacillant entre l’horreur et le grotesque.
Les loups dans une formidable mêlée,
De chairs sanglantes, de crocs baveux, et de halètements,
Les loups se jetèrent les uns contre les autres.
Cela ne prit que le temps
D’un cillement,
De quelques grognements,
Mais voici,
Voici, la Paix est venue…
Charlot Lucien

Notre âme est comme ces oiseaux,
Toujours prisonniers de leur cage,
Et qui se cognent aux barreaux,
Lorsqu'ils voient passer un nuage;
Quand même ils acceptent leur sort,
Sachant que des mains magnanimes,
Permettront un jour leur essor
Et qu'ils voleront vers les cimes.
1955
Claire Pascal-Brocardi (Prix Bérénice de St-Amon)

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